La Ferme Florale
Origine Orientation
Lorsque, en Janvier 2022, a émergé l'idée de démarrer Le Champ des Ombelles, j'ignorais jusqu'au concept même de ferme florale. Je réalisais simplement que les bouquets dont je rêvais ne se trouvaient pas chez la plupart des fleuristes. Où trouver les fleurs des jardins d'antan ? Ces fleurs nobles ou champêtres, aux tiges souples, aux formes imparfaites et surtout au charme fou ?
En parallèle, j'ouvrais les yeux sur l'industrie de la fleur, délocalisée à l'autre bout du monde, cultivée en toute saison sous serre chauffée et chargée de pesticides… J'ai alors découvert le mouvement anglosaxon "slowflower" et le Collectif de la fleur française qui œuvrent pour un retour à la fleur locale et de saison. C'est donc tout naturellement que, lorsque j'ai lancé mon activité, j'ai adhéré au Collectif de la fleur Française et je me suis engagée en Agriculture Biologique, adoptant des méthodes culturales favorables à la vie du sol.

photo @madrigalprod
L'activité
Ainsi le Champ des Ombelles éclosait, à 1100 m d'altitude, sur un coteau ensoleillé au pied des falaises du Géruen (04). Je cultive intensément sur une très petite surface, volontairement, car je travaille seule avec un minimum de mécanisation, soit sur moins de 1000 m2.
Les annuelles et bisannuelles
Elles s'étendent sur 500 m2. Renouvelées chaque année, elles nécessitent un travail conséquent, mais elles sont souvent très productives, certaines pouvant être récoltées pendant plus d'un mois. Je m'assure de planifier les dates de semis et de sélectionner les variétés pour garantir des floraisons successives d'Avril à Novembre.

Les digitales
Superbes bisannuelles ( attention toxiques), semées début Août, récoltées courant Juin de l'année d'après. 10 long mois d'attente !

Chariot de récolte d'annuelles
Avec principalement Cosmos, Dahlia, Artemisia annua.

Des planches permanentes
Pour faciliter l'entretien et les récoltes, les annuelles sont rigoureusement semées ou transplantées sur des planches permanentes de 10 m de long sur 1m de large
Les Vivaces
Les vivaces ont leur propre espace de 200m2. Un carré est réservé à sa majesté la pivoine. Plus longues à s'implanter et à produire en quantité, les vivaces restent en place d'une année sur l'autre, mais doivent quand même être entretenues, amendées, divisées, renouvelées… Chaque espèce a sa propre durée de vie, ses besoins spécifiques en eau, en luminosité, en espace...

Les planches de vivaces
En début de saison, certaines ne sont pas même sorties de terre tandis que d'autres sont déjà bien en feuilles.
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Les pivoines
Un mélange de 8 variétés précoces et tardives a été planté pour allonger la période de récolte.
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Véronique et Nepeta
Des vivaces rustiques, productives et à toute épreuve, facile à obtenir à partir de semis ! Ce qui n'est pas toujours le cas des vivaces.
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Chrysantheme tetra white wonder
Vivace de courte durée de vie, à renouveler tous les 2 ans mais tellement prolifique ! Utile également en fleur séchée.
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La Serre
Avec seulement 30 m2, elle s'avère pourtant suffisante pour me permettre d'obtenir les fleurs précoces et les fleurs tardives dont j'ai besoin.






Les Massifs Paysagers
Sur les abords même de l'habitation, sur quelques 300 m2, j'implante progressivement des massifs où se mêlent arbustes, rosiers, bulbes pérennes et vivaces.
Chaque plante a son utilité et viendra enrichir mes bouquets tout au long de l'année : feuillages colorés (physocarpus, cornus), baies attrayantes ( cotoneaster), bulbeuses originales ( crocosmia)...
Tout est permis pour donner la touche d'originalité qui fera la différence dans les compositions.
Les méthodes culturales
L'importance accordée à mon sol est primordiale !
Je m'inspire des techniques du Maraîchage sur Sol Vivant, celles-ci visent à privilégier la vie des organismes vivants dans le sol (ver de terre, collemboles, acariens, mycorhizes...). Ces derniers par leur activité, amélioreront la structure du sol et fourniront les nutriments nécessaires aux plantes.
Partant d'un sol très lourd ( 42% d'argile), je dois apporter de grandes quantités de matières organiques ( compost, résidus de cultures, fumier des fermes voisines) pour pouvoir l'alléger et le remettre en vie. Il m'a fallu recourir à un travail mécanique les premiers temps pour mélanger ses apports au sol mais je m'achemine maintenant vers un travail minimal du sol, uniquement en surface sur les 5 premiers cm.

Un sol toujours couvert
Une culture, un paillage, un engrais vert, ou une bâche.

Apports de matière organique
Ici compost de déchets verts, mais aussi des fumiers.

Moins de plastique
De plus en plus de paillage au compost de déchets verts.

Un sol vivant
Lourd, caillouteux, certes, mais creusé et habité !
Une ferme inscrite dans son territoire
L'environnement de la ferme consiste en des prés, des forêts, des zones sauvages. Ses paysages, sa faune et sa flore, sont caractéristiques des Alpes de Haute-Provence avec ses plissements de strates calcaires, ses lavandes fines et même ses edelweiss.
Comment utiliser herbicides et pesticides dans un contexte aussi beau que préservé ? Ainsi il me paraissait évident de m'engager à la fois en Agriculture Biologique mais également de devenir partenaire du Geoparc de Haute-Provence qui vise à faire connaître et respecter ce patrimoine naturel.







